Studio-Théâtre
3, rue Edmond Fantin.

92600 Asnières-sur-Scène

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  Le Château à Toto

Opéra-Bouffe en trois actes

Musique de Jacques Offenbach

Livret de Meilhac et Halévy

  • Studio-Théâtre Du mardi 24 avril au dimanche 29 avril
  • Centre culturel de Boulogne-Billancourt Du jeudi 10 mai au dimanche 13 mai
 

Orchestration et direction Musicale
 
Alfred Herzog
Mise en scène JL Martin-Barbaz et H. Van der Meulen
Décors Bernard Legoux
Costumes Thomaz Le Goues
Choregraphie Jean-Marc Hoolbecq
Maître d'armes François Rostain et Patrice Camboni
   
   
   

Avec
les comédiens du Studio et les Chanteurs et les Musiciens du CNR de Boulogne-Billancourt


On l'appelait le petit Mozart des Champs-Élysées... C'est là en effet, qu'au tout début du Second Empire, il implanta son premier théâtre lyrique,- et dans sa musique, peut-être les spectateurs retrouvaient-ils un peu de la grâce de son prédécesseur

Est-ce un clin d'œil à Chérubin, ou tout simplement une mode de l'époque ? Dans le Château à Toto, Hector de La Roche-Trompette, dit Toto, châtelain de son état, est une femme. Sorte de chérubin légèrement vieilli, sa voix s'est faite soprano et le personnage est devenu noceur décadent, flambeur comme tous ses jeunes compagnons de la " high society ".

Dans notre scénario, le héros revient vendre le château de famille pour régler ses dettes, et aussi, pour fuir définitivement, une campagne qui l'ennuie. Nouveau clin d'œil, mais à Shakespeare cette fois, l'acquéreur potentiel dudit château ancestral n'est autre que l'ennemi abhorré des La Roche-Trompette, l'ignoble baron, chef du clan des Crécy-Crécy et père, malgré tout, d'une fille charmante. Famille contre famille ! Capulet contre Montaigu ! Tout s'emmêle ! Qui l'emportera ? Après de rocambolesques aventures auxquelles participe le chœur des paysans du cru, notre Toto - c'était l'habitude d'affubler de surnoms ridicules les jeunes gens snobs et huppés de l'époque - notre Toto, donc, va bien entendu découvrir un sentiment nouveau pour lui, un sentiment salvateur autrement dit l'amour Ce lui fera réunir par un mariage, autant inattendu qu'attendu, les deux clans ennemis. Au-delà des conventions d'usage, Meilhac et Halévy, librettistes complices et attitrés des loufoqueries offenbachiennes, survolent avec délice et humour les délirantes pérégrinations de toute une galerie de personnages.

La musique d'Offenbach transcende tout cela, une musique légère, délicieuse, cascadante, endiablée, et souvent poétique. L'opérette traditionnelle devient chef-d'œuvre et comme dans la Vie parisienne ou la Belle Hélène, on se surprend à fredonner quelques notes restées au coin de la mémoire.

Jean-Louis Martin-Barbaz